Enfin de compte, ce blog sera pour mes OS.

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# Posté le lundi 01 juin 2009 14:47

Modifié le mardi 07 juillet 2009 10:00

OS Une : La vie me tue.

OS Une : La vie me tue.
Vie, mon amie, tu ruines ma vie, chaque jour mon c½ur pleure, essaies-tu de m'élever vers des sommets inconnus? De m'aider à grandir ? De faire de moi une femme? Ou est-ce encore une de tes entourloupes ? Vie, libère moi. Vie, qui suis-je pour toi ? Celle que tu éduques ou celle que tu trompes ? Amie, libère moi, ne me mens pas, ne me dis pas que l'amour existe, que celui que mon c½ur aura élu est présent, qu'il n'est qu'à quelques pas de moi, et que je ne le vois pas. Vie, dis moi que plusieurs souffrent comme moi, dis moi que je ne suis pas seule, dis moi que je compte pour certains, que si je disparaissais, des larmes couleraient pour moi. Dis-moi que celles qui coulent de mes yeux chaque soir sous ma couverture aboutiraient à mon bonheur, et dis-moi si celui-ci existe ? Dis-moi que je ne suis pas la seule à avoir ce sentiment de solitude, d'inexistence. Dis moi si un jour tu me sourirais ? Avoue que je ne suis rien pour toi.

Je refuse de laisser couler ton poison dans mes veines,
Je refuse de me voir mourir à petit feu, à coups de haine
Je refuse de te laisser déterrer toutes mes graines,
Je le ferai moi-même
Je refuse de m'accrocher à cet amour mirage
Je refuse de laisser encore croire en ce faux sourire sur mon visage
J
e refuse de fermer les yeux sur mon sinistre paysage.

Vie, qu'est ce qui m'oblige à dresser cette carapace ? Pourquoi ne serais-je pas celle qui s'impose avec sa vérité? Pourquoi suis-je obligée de mentir dans mon monde pour me faire une place parmi tous ces gens heureux ?
Mon amie, explique moi la raison de ma présence sur cette terre ?
Je veux juste une place parmi les humains...
Toi, qui as réussi à faire ouvrir les c½urs des autres, pourquoi n'as-tu pas pitié du mien ?


Regarde-toi, qui es-tu ? Le mal, ou le bien ?

Je te supplie une dernière fois : emplis mon c½ur de bonheur.

Trop de questions sans réponses, trop de larmes ont coulé sur mes joues, trop de paroles menteuses ont traversé mes lèvres, trop de fois mon c½ur a saigné...

En cette heure, minuit, en ce jour que j'aurais du passer avec ceux qui devraient tenir à moi, ce jour où mon corps est né, en cette 15ème année de mon inexistence, en ce 5110ème jour de solitude, j'abandonne.
Je capitule,
J'accomplie ce que toi, Vie, m'a refusé. Je saute par-dessus ce toit pour trouver le bonheur que tu m'as refusé.


Regarde-toi, qui est tu ?

Je le sais maintenant, je le sais ce que tu es, tu es ce dont je rêve.
Je fredonne ce refrain encré en moi :

Si la vie n'est qu'un rêve
Alors rien n'a commencé
Et si rien n'a commencé
On peut tout refaire

Je veux tout refaire, mais pas ici, pas sur cette terre qui ne m'a rien donné, je souffre en silence.
Maintenant que je sais qui tu es toi, qui suis-je moi ?
Je suis perdue à jamais.

On peut tout refaire
On peut tout refaire
On peut tout refaire

Je pense à tout ce que tu m'as ôté : L'amour des amis, l'amour de la famille, ton amour, le bonheur, les sourires.

Tu es cruelle.

Je capitule, tu sais, tous les soirs j'ai espéré que le matin suivant, je me réveillerais dans un monde où tu m'aimerais, mais ce matin-là ne risque plus d'arriver.

Si je sautais, par-dessus ce toit, qui se souviendrait de moi ? Personne.
Si je sautais, qui pleurerait pour moi ? A qui manquerai-je ?
Personne.
On peut tout refaire
Mais pas ici.

La vie se révèle être une peste

Il pleut doucement sur la ville déserte où j'ai grandi, celle où j'ai fait mes premiers pas, mes premiers sourires, mes premiers faux sourires, et aujourd'hui ma première tentative de suicide.
Tentative ? Qui sais, peut-être qu'un miracle se produira maintenant, peut-être qu'un chevalier viendra me porter sur son cheval blanc et me sauvera de Toi, Vie, qu'il m'emmènera loin de toi et de tes promesses jamais tenues. Peut-être...

J'avance vers le rebord du toit de cet immeuble qui réunit tous les pauvres de la ville, et moi aussi.

Je regarde par-dessus le toit une fille qui court les larmes aux yeux. A elle aussi tu as ôté le bonheur ? Sûrement...

Et je continuerai dans un autre décor
A vivre éperdument ma vie après ma mort

Je rapproche mes pieds encore un peu du rebord, je sens mon c½ur battre plus fort, ma gorge se nouer, les larmes perler dans mes yeux, et je m'efforce à ne pas les laisser couler, mon corps tout entier tremble, je frissonne. Je me retourne une dernière fois, voir si personne n'a pensé à moi, ne s'est demandé ce que faisais sur ce toit, n'a pensé qu'aujourd'hui je fêtais mes 15ans, personne ne me souhaitera encore une année, un joyeux anniversaire.

Un nouveau geste, un autre rêve

Je compte alors jusqu'à trois, avant de sauter.

Un...

Rette mich...
Viens et sauve-moi. Je brûle de l'intérieur

Deux...

Rette mich...
Viens et sauve-moi. Je n'y arrive pas sans toi

Les larmes coulent

Trois...

Rette mich...
Viens et sauve-moi. Sauve-moi, Sauve-moi


M'entends-tu ? Non, tu ne m'entends plus...

Il est trop tard...

Je suis morte... Vie, tu m'as tuée.


*Rette mich signifie Sauve-moi en Allemand.




Maladie terrible qui se saisit surtout des âmes jeunes, ardentes et toutes neuves à la vie. Ce mal, c'est la haine de la vie et l'amour de la mort ; c'est l'obstiné suicide.

Zoé, la fille dont vous ignorez l'histoire, s'est suicidé. Vous aimeriez savoir pourquoi ? C'est simple, vous l'avez tué. Personne ne l'a accepté, personne ne se souciait d'elle, ses parents toujours absents, ses amis ? Elle n'ont n'avait pas.
Ceci est un fait social dont on peut y remédier, si l'on s'unifie, si l'on aide les gens en détresse.
Le suicide n'a été qu'une sortie de secoure pour Zoé.
« Le suicide ! Mais c'est la force de ceux qui n'en ont plus, c'est l'espoir de ceux qui ne croient plus, c'est le sublime courage des vaincus. » Comme l'a si bien dit Guy de Maupassant.


Mais, il ne faut pas l'oublier Zoé, elle est toujours vivante, Oh oui !
Si vous regarder sur la rue devant cet immeuble, vous verrez un corps que l'on croirait mort, mais non, elle est respire, son c½ur n'a pas encore cessé de battre, son âme refuse de monter au ciel. Un jeune homme qui passait par cette rue, Tom, aperçoit Zoé, il court vers elle bousculant à son passage d'autres passants qui n'ont daigné aider Zoé à se relever.
Tom s'accroupie devant le cops, comprend que la fille a voulu se suicider, et comprends aussi qu'elle a besoin d'aide. Voyant qu'elle n'avait plus de force pour marcher, il la soulève et la prend dans ses bras, prenant soin de ne pas toucher à ses blessures.

Il marche d'un pas rapide vers l'hôpital, y pénètre quand plusieurs infirmières lui ôtent des bras la malheureuse pour la soigner. Quelques temps après, un médecin vint lui demander s'il était de la famille de la fille en question, il répond que non puis explique au médecin tout ce qui c'est passé. La fille avait le bras et la jambe cassés, plusieurs bleus et cicatrices, quelques points de soutûres, et un pansement blanc lui recouvrait le crâne. Tom eut le droit de lui rendre visite mais elle n'était pas réveillée. Il pris la décision de passer la nuit avec elle dans sa chambre.

La vie donne une chance à ceux qui n'ont n'en espère plus, elle te confronte à la son infect facette, puis te fait découvrir son deuxième visage, un peu trop tard, pour te prouver qu'elle n'est ni toujours belle, ni toujours peste...

Ceux qui disent que la vie est belle, ceux qui disent que la vie est une peste, se sont ceux qui donnent des réponses à des questions qui n'en comporte pas, personne ne sait ce que la vie peut nous réserver.



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# Posté le samedi 09 mai 2009 10:50

Modifié le mardi 07 juillet 2009 10:01